Les exportations de vins suisses ont augmenté de 93 %

//Les exportations de vins suisses ont augmenté de 93 %

Les exportations de vins suisses ont augmenté de 93 %

Célèbre à travers le globe pour ses délicieux chocolats, ses montagnes enneigées, ses montres d’exception et sa gestion de fortune, la Suisse n’est pas la première chose à laquelle on pense quand on pense au vin. « Les vins suisses sont le secret le mieux gardé du pays ! », déclarent en plaisantant les Suisses à moitié sérieux. Mais les vins suisses valent d’être découverts.

Les produits et services suisses sont reconnus comme étant chers, mais fiables et de la plus haute qualité. « Nous voulons que les vins suisses soient considérés comme faisant partie de notre patrimoine de la même manière que les montres, les banques et le chocolat », affirme Jean-Marc Amez-Droz, directeur de la promotion des vins suisses. « Les vins suisses, c’est un marché de niche, mais ils ont d’excellentes perspectives. Les connaisseurs de vin du monde recherchent des produits de qualité que peu de gens connaissent. Et les vins suisses répondent à cette demande », conclut-il.

Exportations

Les Suisses boivent presque exclusivement leur production de vin (plus de 99 %). Presque toute la production est vendue en Suisse et moins de 1,5 % est exporté. Néanmoins, l’industrie vinicole suisse à sa petite échelle est mûre pour la croissance.

Selon la Direction générale des douanes, en 2017, les exportations de vins suisses ont atteint 571 000 litres (379 500 de blanc et 191 700 litres de vin rouge), soit une augmentation de 8,5 % par rapport à 2016. Les principaux pays importateurs sont l’Allemagne (premier importateur mondial en valeur et en volume) et la France (4ème importateur mondial en volume). En 2017, le taux des exportations suisses a fortement augmenté en valeur, 10.58 CHF le litre (9,40 €) soit 11.25 CHF pour le vin rouge et 9.35 CHF pour le vin blanc. Le prix moyen des exportations internationales par bouteille de vin étant de 3.56 EUR. Le premier trimestre 2018 est également prometteur : les exportations en volume se sont stabilisées et le prix moyen a fortement augmenté pour atteindre 21,99 CHF par litre. (19,50 €) L’Office fédéral de l’agriculture révèle une croissance de 93,6 % de la valeur des exportations suisses (juin 2017 — juin 2018).

Les vins suisses sont produits en petite quantité. Les coûts de main-d’œuvre sont élevés, tout comme les prix du vin. Si l’on tient compte de la topographie du pays, la plupart des vignobles doivent être traités à la main sans l’aide des machines. Des plus, les producteurs s’engagent dans un véritable effort pour préserver l’environnement, plus de 80 % de la production viticole suisse est durable. Tout ceci justifie les prix. La dernière tendance à l’augmentation des exportations en termes de valeur est prometteuse. Il répond à la stratégie du pays, visant à positionner les vins suisses comme haut de gamme. « Dans un monde de marchés de niche, la taille limitée du vignoble suisse n’est pas un handicap, mais un avantage. Les vins suisses sont authentiques, inspirés du terroir et élégants », commente Jean-Marc Amez-Droz, de Swiss Wine Promotion.

Importations

La majeure partie du vin importé provient d’Italie, de France et d’Espagne, qui sont les trois principaux pays exportant du vin au niveau mondial. Selon l’Office fédéral suisse de l’agriculture, en 2017, une hausse des importations de vins a été observée. Les importations de vins blancs ont augmenté de 632 100 litres (+ 1,6 %) à environ 40 millions de litres. On observe également une augmentation des importations de vins rouges (+ 527 500 litres, + 0,4 %), qui ont totalisé 123 millions de litres. Comme par le passé, l’Italie est à la tête des pays d’importation, avec 77,2 millions de litres (+ 4,8 % par rapport à 2016), suivie par la France avec 39,4 millions de litres (+ 2,0 %) et l’Espagne, avec 30,7 millions de litres (-2,9 %). Les importations de vins portugais sont restées stables (environ 10,6 millions de litres). La plus forte baisse concerne les importations de vins des États-Unis (3,9 millions de litres au total, soit une baisse de 1,2 million de litres, soit une baisse de 23,8 %).

Le consommateur

Selon l’organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), les Suisses consomment plus de vin qu’en Autriche, en Grèce, au Chili et en Bulgarie et presque autant qu’en Belgique. La Suisse est un pays tourné vers le vin. Une étude britannique a révélé que les Suisses dépensent plus que quiconque dans le monde pour le vin, soit près de 600 euros par personne et par an. En comparaison, les buveurs de vin au Portugal et en Espagne ne dépensent que 127 euros par personne et par an. Une grande partie du vin consommé en Suisse est principalement achetée dans des magasins de vente au détail ou dans le commerce, bien que la plupart des établissements vinicoles soient ouverts au public et procèdent à des ventes directes à la propriété.

Enfin et surtout

Si les Suisses conservent plus de 99 % du vin qu’ils produisent, ne serait-ce pas parce qu’il est vraiment bon ? Ou peut-être parce qu’ils ont compris que « l’attraction secrète » du vin suisse est, comme le dit le magazine Forbes, « well…Switzerland ». Force est de constater que les Suisses font de leur production une signature et chaque découverte est digne de ce nom.

2018-11-14T15:46:03+00:007 septembre, 2018|