Areni et Voskehat : portrait des deux principaux cépages arméniens

Areni et Voskehat : portrait des deux principaux cépages arméniens

Areni et Voskehat : Portrait des deux cépages emblématiques d’Arménie

Pour la première fois de son histoire, le Concours Mondial de Bruxelles | CMB pose ses valises à Erevan. Du 21 au 23 mai 2026, la capitale arménienne accueillera la prestigieuse Session Vins Rouges et Blancs, ainsi que la Session Vins Effervescents. Une rencontre inédite entre l’un des plus anciens berceaux de la vigne et la plus haute instance du jugement œnologique international.

Deux cépages, un terroir millénaire

Certains cépages viennent d’ailleurs et finissent par appartenir à un lieu. D’autres n’ont jamais connu d’autre terre que la leur, parce qu’ils y sont nés, façonnés au fil des millénaires par ses sols, ses pierres, son altitude.

Pour comprendre ce que sont ces cépages, il faut d’abord comprendre là où ils poussent. Des sols de basalte, de tuf et d’obsidienne, résidus volcaniques métamorphosés en terrains de culture d’exception. Des vignes suspendues entre 600 et 1 800 mètres d’altitude, parmi les plus élevées au monde. Plus de 300 jours de soleil par an, tempérés par des nuits de montagne fraîches qui ralentissent la maturation et préservent l’acidité naturelle. Et des vignes souvent non greffées, poussant encore sur leurs racines d’origine.

L’Areni : précision et élégance

Si l’Areni est la voix des vins rouges d’Arménie, le Voskehat en est le pendant blanc. Généreux et d’une belle assurance structurelle, il offre l’expression de vin blanc la plus accomplie que l’Arménie puisse donner. Texturé, profond, et qui récompense la patience.

Comme l’Areni, il s’épanouit dans des conditions exigeantes. C’est précisément ce que partagent les cépages indigènes arméniens : ils ne s’adouccissent pas face à l’adversité, ne se laissent pas dériver. Millésime après millésime, ils conservent leur caractère intact.

Le Voskehat : générosité et structure

Si l’Areni est la voix des vins rouges d’Arménie, le Voskehat en est le pendant blanc. Généreux et d’une belle assurance structurelle, il offre l’expression de vin blanc la plus accomplie que l’Arménie puisse donner. Texturé, profond, et qui récompense la patience.

Comme l’Areni, il s’épanouit dans des conditions exigeantes. C’est précisément ce que partagent les cépages indigènes arméniens : ils ne s’adouccissent pas face à l’adversité, ne se laissent pas dériver. Millésime après millésime, ils conservent leur caractère intact.

Un héritage de 450 variétés

L’Areni et le Voskehat ne sont pas seuls. Ils s’inscrivent dans un patrimoine géographique qui compte plus de 450 variétés autochtones et indigènes, parmi lesquelles le Khndoghni, le Lalavari, le Garan Dmak, le Kakhet (également connu sous le nom de Milagh), le Kangun et le Haghtanak. L’un des héritages viticoles les plus riches et les plus anciens au monde, dans un pays que les scientifiques identifient régulièrement comme l’un des berceaux de la domestication du Vitis vinifera.